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Fabriquer un chalumeauChalumeaux. Suite
Si, comme vous le savez désormais, un chalumeau est un instrument de musique et bien sûr un outil de soudeur ou de découpeur, c’est aussi un petit tube qui sert à boire dans un verre ou à la bouteille, aussi appelé « paille ». Je vous épargne les gluaux que j'évoquais dans un précedent billet et le chamuleau en or dont on se sert dans certains rituels religieux de l'eglise catholique, à Noël notamment.
Eh oui, il n’y a pas très longtemps on buvait encore avec un chalumeau en paille, tout simplement. Aujourd’hui les « pailles » sont en plastique. Je me propose donc de vous apprendre à fabriquer « un chalumeau avec un chalumeau ». Mais ce sera un instrument à anche double dont le tuyau aura une perce cylindrique, une hérésie en quelques sortes, étant donné ce que je vous disais précemment. ***
ESe faire assister d’un adulte si on est un enfant.
- Matériel : se munir de quelques chalumeaux « coudables » (allias pailles pour boire), d’un briquet, d’une paire de ciseaux et d’un engin très coupant, du genre cutter, scalpel, lame de rasoir.
EGare aux doigts, même pour les adultes !
- 1° Chauffer sur une longueur de 15 mm environ le bout de la paille que l’on porte habituellement à sa bouche. « Balader » la flamme sur la longueur à chauffer, tout en tournant la paille. Si la source de chaleur reste plus d’une demi seconde au même endroit, le plastic fond, ce qui n’est pas le but recherché. Il faut seulement le ramollir. - 2° Quand on estime que le plastique est assez mou (pas trop), presser aussitôt fermement cette zone de 15 mm entre deux doigt pour aplatir le tube. Il peut arriver que les deux lèvres se soudent, ce n’est pas un problème, à ce stade. Il faut, pour être sûr que cela puisse fonctionner, que le passage de rond à plat soit bien progressif. - 3° A l’aide de la paire de ciseaux on taille le bout en pointe, un peu comme la plume d’un stylo mais avec un angle un peu plus aigu. Détail du bout du chalumeau :
> 15 mm < On souffle, ça doit fonctionner ! Si ce n’est pas le cas, c’est peut être parce que: - a) Les deux lèvres sont encore soudées par la pointe. Il faut donc les désolidariser délicatement. - b) Les deux lèvres sont trop ouvertes et l’air passe entre elles sans déclencher de vibration. Presser fortement la pointe entre deux doigts et ressayez. Si cela fonctionne quelques instants mais que le phénomène se reproduit peu après, c’est parce que votre opération N° 1 a été mal faite. Recommencez.
- c) Au contraire, les deux lèvres sont trop rapprochées. Le moindre souffle les bloque en les collant l’une contre l’autre et la vibration ne se produit pas. Presser alors les cotés de la partie aplatie pour écarter les lèvres. Et si ça ne marche toujours pas, recommencez jusqu’à ce que vous y arriviez parce que rien ne remplacera jamais l’expérimentation personnelle. Autrement dit, l’erreur est source de progrès. Maintenant que vous arrivez à faire fonctionner l’anche vous pouvez vous attaquer aux trous sur le tube. En commençant par le bas, à l’aide votre objet coupant, faire des petits trous rectangulaires de 2 mm de large sur 5 mm de long tous les 18 à 20 mm environ. On peut faire 7 trous dessus et un trou dessous pour le pouce gauche. Faire des trous plus petits pour les ½ tons.
Je ne donne pas de cotes précises pour plusieurs raisons : - Les pailles ne sont pas toutes de la même longueur, du même diamètre ni de la même texture suivant la marque, les pays, l’année… - Suivant la façon dont vous ferez votre anche, l’écartement et la grandeur des trous peuvent varier. - Je trouve bien que chacun fasse la gamme qui lui plaît ou, au pire, essaie de tirer le meilleur parti d’une gamme imposée par le hasard. Vue de dessus :
Le trou pour l’auriculaire droit doit être légèrement décalé pour une meilleure ergonomie.
Vue de dessous (trou pour le pouce gauche) :
Si le cœur vous en dit, ajoutez un bourdon pour accompagner la mélodie du chalumeau. Le bourdon sera accordé à l’unisson ou à l’octave inférieure de la note produite par le chalumeau en bouchant tous les trous, sauf le dernier en bas (celui de l’auriculaire droit).
Pour avoir une note de bourdon grave, il faut emmancher plusieurs pailles les unes dans les autres. Nota : Pour emboîter deux tubes de diamètres identiques, couper les extremités en biais.
L’idéal serait de trouver, en faisant un peu de « casting », des pailles qui s’emboîtent parfaitement, de sortes qu’il sera plus facile d’ajuster le bourdon sur le chalumeau. Il est aussi possible de couper la paille (si la note produite est trop grave, évidemment).
Pour le réglage final, on jouera avec la partie « coudable » qui est une sorte de petit soufflet qui s’allonge ou se rétrécit à volonté.
Ont peut jouer en souffle continu (ou respiration circulaire) comme le font par exemple les joueurs de « launeddas » en Sardaigne, mais là c’est une autre histoire. On aura alors une « vraie » cornemuse … sans autre réserve d’air que la cavité buccale.
A Suivre .... Droits de reproduction protégés. © Copyright lebruioleur 6月25日 Chalumeau et anche simple
CHALUMEAU
L’angère dit aux pastours allez veoir le rei daux ceaux, Et nau, nau, nau, Et sonnez d’iquaux tabours Accordez vos chalumeaux,
Noël poitevin XVe s.
Qu’entend-on au juste par chalumeau ?
Un chalumeau, en musique, est d’abord un instrument à anche simple, notamment à cause de l’évolution des technologies et de l’étymologie. Une anche simple est plus facile à fabriquer qu’une anche double, à partir de roseau. Pourtant, on désigne aussi bien sous ce terme un instrument à anche simple qu’un instrument à anche double. Les premiers ayant donné, par exemple, les clarinettes, tandis que les seconds sont de la famille des hautbois. Ainsi, la partie de l’instrument qui sert à jouer la mélodie sur une musette (instrument de cour du XVIII e siècle) ou sur diverses cornemuses françaises (en Poitou par exemple) peut être appelée « chalumeau ». En outre, on appelle souvent, « flûte de paille » ou « flûte de roseau » des instruments populaires qui sont, à l’évidence, des « clarinettes rustiques » (autre terme employé pour désigner notre objet) munies d’anches simples et non de sifflets comme les flûtes, ce qui ajoute un peu de confusion. Le tube d’un instrument à anche simple a, en général, une perce cylindrique. Les instruments à anche double ayant eux, en principe, une perce conique plus ou moins marquée. En principe disions nous, car le saxophone à une perce conique pourtant il fonctionne bien avec une anche simple et se range avec les bois alors qu'il est en métal !!!... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Qu’est ce qu’une anche simple ?
Une première étape dans l’évolution du chalumeau a été de désolidariser l’anche, du tube muni de trous. On confectionne d’abord une anche à partir tube de roseau, de paille de sureau, de plume…. voire d’un tube en plastique, si on n’est pas trop puriste. On enfonce ensuite ce tube muni de son anche à l’intérieur d’un autre dans lequel on aura pratiqué des trous. L’espacement et le diamètre de ces trous correspondant à une gamme précise ou plus ou moins aléatoire. Le diamètre extérieur du « tube-anche » devant correspondre au diamètre intérieur du « tube-trous » pour permettre à la fois, l’ étanchéité entre les deux tubes et le coulissement de l’un dans l’autre. Cette innovation permet de changer l’anche sans re-confectionner un instrument dans son entier quand l’anche vient à « rendre l’âme ». De plus, en enfonçant plus ou moins l’anche dans le tube, on peut agir sur certains des paramètres de l’accordage de l’instrument. Dans une seconde époque de la complexification de l’instrument, on a désolidarisé la lame vibrante de son tube support, ce qui a permis de confectionner les différentes parties de l’instrument dans des matériaux différents. L’instrument étant devenu démontable on a pu le ranger dans une boite en diminuant ainsi l’encombrement et en réduisant aussi les risques de détérioration. L’anche est alors ligaturée sur son support. Mais là, on se rapproche dangereusement de la « vraie clarinette ».
A Suivre ... Dans le prochain billet ; comment fabriquer un chalumeau avec une paille à boire en plastique.
Copyright lebruicoleur 6月24日 De chalumeau à cannabis en passant par calligraphieIl y a « chevalier » et « cavalier », « châtaigne » et « castagne » ou « castagnette », « château » et « castelet », « chien » et « canine », etc. … Il y a des mots qui, bien qu’étant de la même famille étymologique, ont pris, suivant les époques, les régions ou pays, … des formes d’écriture et de prononciation différentes. Si dans certains cas, la parenté étymologique est évidente, il est parfois un peu plus difficile de s’y retrouver. La racine « kan » (ou « kal ») d'origine hébraïque, nous ramène à l’idée de « ce qui est droit » ou à « rigide et creux » (tube végétal). On la retrouve (par le grec puis par le latin) dans des mots dont la filiation n’est pas toujours évidente pour le profane, voire pour les spécialistes qui doivent bien se résoudre à ne proposer que des hypothèses de temps à autres. Voici dans l’ordre alphabétique, sans donner de détails sur le pourquoi du comment, une liste de mots (non exhaustive) de cette riche famille : Calame (pour pratiquer la calligraphie) Calamine (qui bouche le tuyau d’échappement) Calamité (qui casse la tige de blé, provoque la disette ce qui est une vraie calamité) Calligraphie (avec un calame) Calumet (à cause du tuyau) Canal (conduit ouvert) Canalisation (conduit fermé) Canebière (lieu où l’on cultivait le chanvre) Canevas (toile de chanvre) Cannabis (tout le monde voit à peu près) Cannage (tressage en roseau pour mobilier) Canne (de Provence par ex.) Cannelle (bâton de) Cannelure Cannette (de boisson, petite bouteille mince et longue) Canon (règle religieuse [grec kannon, baguette droite] et lance boulet [gros tube]) Canule (petit tube médical surtout) Canyon (anglo-américain, via l’espagnol caňon, caňa, gros tube) Chalumeau (à souder, pour boire, baguette enduite de glu [d’où « gluau »] pour capturer des oiseaux, instrument de musique à anche…) Chanvre (dont on fait les cravates notamment) Chaume (toit de) Chaumière (avec toit de chaume) Chènevis (graine de chanvre)
La plupart de ces mots nous viennent plus ou moins directement du grec kanna via le latin canna, autrement dit, « roseau » en français. Je m’arrête là pour aujourd’hui, dans un prochain billet, je vous expliquerai comment fabriquer un chalumeau (instrument de musique à anche double) avec un chalumeau (ou paille pour boire). A suivre donc ….
Principales sources pour chercher vous même : FDictionnaire historique de la langue française - Le Robert - A. Rey FLittré (on peut consulter par ex. : http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?rand=&requete=chalumeau ) FNouveau Dictionnaire étymologique - Marabout - R. Jacquenod 6月22日 LA BAS SI J'Y SUISURGENT L'émission de D. Mermet "Là-bas si j'y suis" pourrait ne pas reprendre en septembre ! Pour lire le texte et signer la pétition : http://petition.la-bas.org/ Attention, peinture fraîcheOn vient de repeindre les "Arts Nègres" en
Mais, sous la peinture fraîche, le problème demeure. On discutait encore il y a peu, à propos des "bienfaits de la colonistation", il me semble. Les derniers peuples "primitifs" sont assimilés, pollués, évangélisés, chassés de leurs terrres, pervertis par la "civilistation", assassinés parfois. En somme, rien de bien nouveau depuis "Les statues meurent aussi" (A. Resnay - 1950) ou "Tristes Tropiques" (C. Lévi-Strauss - 1955) 6月20日 Calligraphie etcQuel rapport y a-t-il entre la calligraphie et la clarinette, le chanvre, une calamité, une paille à boire, le roseau, un chalumeau, etc ...
Je vous raconterai tout cela dès que j'aurai un peu de temps, après les fêtes du solstice d'été.
Je vous dirai aussi bientôt, sous forme de diaporama, comment faire une "barrière" en ficelle.
Un peu de patience.
Calligraphie de Marilyne Bourgoin 6月14日 Sympa ! Trois p'tits coups de bâtonQu'est ce qu'elle a donc fait la p'tite hirondelle Elle nous a volé trois p'tits sacs de blé Oui nous l'attrapperons la p'tite hirondelle Et nous lui donnerons trois p'tits coups d'bâton
Les petites hirondelles sont sorties cet après midi de leur nid dans le garage. Gare au chat des voisins !
Pour vous documenter sur les hirondelles (moeurs, migrations, anecdotes, ...). 6月13日 Au faitLa musique que vous entendez est faite avec :
- Un tuyau d'aspirateur (didjeridoo)
- Une poêle dont le fond a été découpé et sur laquelle est tendu un bout de sac plastic (tambourin)
- Un tube gaine électique (flûte harmonique)
© Création instruments et musique le bruicoleur Il fait beau, mais ....Il fait beau, nous mangeons dehors mais quand le temps est un peu lourd, comme aujourd'hui, il y a plein de bibites qui nous agacent un peu.
Celle-ci se balade tranquillement dans la forêt (assez clairsemée) des poils de mon avant bras. Scrofulaire & Maladie des écrouellesDigitales, suite. Les digitales sont de la famille des scrofulariacées représentée notamment par la « scrofulaire noueuse » ou « herbe aux écrouelles ». Scrofules ; la scrofulaire, qui n'a jamais guéri de scrofules, a, aux racines, de petites nodosités qui ressemblent vaguement aux glandes engorgées des écrouelles ; de là le nom et la croyance, en vertu de l'idée que les plantes avaient des vertus médicatrices pour les lésions auxquelles elles ressemblaient. (Littré) Son nom lui viendrait disent certains, de la croyance en sa capacité à guérir la maladie «des écrouelles » ou «des humeurs noires » ou encore «des scrofules » . « Scrofulaire » vient de scrofa en latin, « truie ». Le mâle, le verrat se nommait « sus » quant à lui, d’où le nom de famille donné aux « suidés » et les noms savants des sangliers « sus scrofa scrofa » et des porcs d’élevage « sus scrofa domesticus ». Le lien entre les écrouelles et les porcs pourrait être dû, pour certains, au fait que les truies porteuses de la maladie avaient des scrofules ( sortes de lésions suintantes) notamment sur la vulve. Pour A. Rey : « scrofule » est emprunté au bas latin scrofùlae n. f. pl.. terme de médecine (IVe s), en latin populalre scrofellae, calque du grec khoiras, -ados -objet en forme de dos de cochon., d'où -écueils à fleur d'eau. (la métaphore du troupeau de porcs pour désigner des rochers existe dans d'autres langues) et au pluriel khoirades -écrouelles. par analogie de forme. Scrofulae est le diminutif du latin classique scrofa -truie. puis en bas latin -vulve. (voir écrou, écrouelles).] In dictionnaire Historique de la langue française ; Le Robert.
Sous le terme médical actuel de « tuberculose ganglionnaire », se cache l’ancienne maladie des écrouelles. Les rois de France (et un peu plus tardivement, d’Angleterre ; King’s evil , « mal royal ») étaient supposés guérir le mal par imposition des mains le jour de leur sacre, grâce à leur pouvoir de « thaumaturge » (littéralement, faiseur de tours de force, d’adresse, de miracle). Ils devaient au préalable se rendre en pèlerinage à Coberny (Aisne) où avaient été transférées (898) depuis la Normandie, les reliques déjà célèbres de Saint Marcou, décédé en 558 (source : Jacques E. Merceron - Dictionnaire des Saints imaginaires et facétieux – Seuil – 2002). Cette pratique magique (quasi divine) du « toucher des écrouelles » aurait commencé avec Robert le Pieux (v. 990-1031) pour la France et Henri Ier (v. 1068 –1135), pour l’Angleterre (selon Marc Bloch). La touche finale aurait été faite lors du sacre de Charles X, après une interruption pour cause de révolution. 6月12日 Doigts de fée - petroles![]() On distingue le bout de l'abdomen d'un bourdon dans une fleur de digitale
La digitale pourpre (digitalis pupurea - scrophulariaceae) est connue en Vendée, sous le nom de "petrole". Elle tient ce nom de ce que les enfants ont (ou plus exactement, avaient) l'habitude de faire des "pétards" avec la fleur en bouchant la corolle entre le pouce et l'index d'une main pour la faire éclater dans la paume de l'autre main.
Elle parfois appelée aussi "doigts de fée" parce que les petites filles s'en décoraient le bout des doigts. Dans d'autres régions on la nomme "gants de la vierge". Le mot "digitale" lui même nous renvoie également à "doigt".
![]() La plante est réellement toxique et, dans l'ambiance "zero défaut" actuelle, on fera mieux de se laver les mains ...
A suivre
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Voir, pour un aspect plus purement botanique : 6月9日 Comment capturer des vipèresEnfin, pour en finir avec la France "pittoresque" (Vendée), un autre texte d'Abel Hugo totalement surréaliste.
CHASSE AUX VIPÈRES. - Le Poitou est le pays de France qui renferme le plus grand nombre de vipères, et la Vendée est peut- être dans le Poitou la contrée où l'on en rencontre le plus. La chasse de ces reptiles était autrefois très productive, mais depuis que l'emploi de la thériaque a été abandonné, elle a beaucoup perdu de son importance et est devenue rare. - La pêche des sangsues l'a remplacée en Vendée comme ailleurs. - Cependant on trouve encore dans les forêts du Bocage et de la Plaine quelques chasseurs de vipères. - Leur costume est propre au métier qu'ils font. C'est, afin d'éviter toute piqûre, un vêtement de cuir qui les couvre des pieds à la tête, ne laissant que deux étroites ouvertures devant les yeux. Voici comment la chasse se fait: Arrivé dans un lieu ou il croit trouver les reptiles qu'il cherche, le chasseur allume quelques tisons et place sur le feu une marmite de cuivre pleine de lait: l'odeur du lait attire les vipères; le chasseur s'en empare au fur et à mesure qu'elles paraissent et les met dans une barrique qu'il porte avec lui et que ferme une soupape artistement préparée. Quand l'odeur du lait ne suffit plus, le chasseur vide sa marmite et y jette un des reptiles qu'il a déjà pris et qui, brûlé par le métal ardent, pousse des sifflements aigues. - C'est le moment le plus productif de la chasse: les vipères accourent à ces cris de détresse, et le chasseur en a bientôt fait une récolte abondante. Quand il ainsi épuisé le voisinage, il reprend sa marmite et va continuer sa chasse un peu plus loin.
6月8日 PittoresqueTant que nous sommes chez les oiseaux,
voici une nouvelle curiosité littéraire. Le texte ci-dessous est d' Abel Hugo, le frère ainé de l'autre, Victor. A la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou
France pittoresque Département de la Vienne Ci-devant Haut-Poitou 1835 par Abel Hugo LA PIPÉE. C’est une chasse très usitée dans les provinces de l’Ouest, et presque inconnue ailleurs. Elle a lieu en automne. On choisit un taillis épais voisin de quelque étang ; on y dépouille de jeunes arbres de leurs branches de manière à ouvrir quatre allées aboutissant à un centre commun, où s’élève une hutte de feuillage destinée aux chasseurs. On courbe en arceaux les jeunes arbres dépouillés de leurs branches, et on les hérisse de gluaux ; puis à l’heure où le soleil couchant jette ses derniers rayons, où les merles, les geais et les autres oiseaux rentrent dans les bois, les chasseurs vont se cacher dans la cabane. L’un deux, adroit pipeur, prend une feuille de lierre et imite le cri de détresse d’un merle en danger ; trompés par ce cri, une foule d’oiseaux accourent et, se précipitant sur les arbrisseaux d’alentour, tombent embarrassés dans les gluaux. Dès qu’il y en a un de pris, on le fait crier en lui cassant les pattes ou les ailes, les autres accourent à son aide et se font prendre. La chasse dure jusqu’à la nuit obscure : l’on se retire emportant souvent un grand nombre d’oiseaux. Les dames se mêlent parfois aux chasseurs, et leur présence empêche qu’on martyrise les malheureux prisonniers pour les faire crier. Pour accéder au texte entier : http://www.jcraymond.freesurf.fr/Geographie/Lieux/Vienne/VienneHugo.htm 6月6日 Chante, toi qui a le coeur à rire, toi qui a le coeur gaiComment on fait chanter les pinsons,
dans les "Histoire Naturelle" de Buffon
T. IV - pp 115 et 116
Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon (1707-1788),
[...] On a aussi remarqué que ces oiseaux ne chantaient jamais mieux ni plus longtemps, que lorsque par quelque accident ils avoient perdu la vue ; et cette remarque n’a pas été plutôt faite que l’art des le rendre aveugles à été inventé : ce sont de petits esclaves à qui nous crevons les yeux pour qu’ils puissent mieux servir à nos plaisirs ; mais je me trompe, on ne leur crève pas les yeux, on réuni seulement la paupière inférieure à la supérieure par une espèce de cicatrice artificielle, en touchant légèrement et à plusieurs reprises le bord de ces deux paupières avec un fil de métal rougi au feu, et prenant garde de blesser le globe de l’œil. Il faut les préparer à cette singulière opération, d’abord en les accoutumant à la cage pendant douze à quinze jours, et ensuite en les tenant enfermés nuit et jour avec leur cage, dans un coffre, afin de les accoutumer à prendre leur nourriture dans l’obscurité. Ces pinsons aveugles sont des chanteurs infatigables, et l’on s’en sert par préférence, comme d’appeaux ou d’ appelans, pour attirer dans les pièges les pinsons sauvages ; on prend ceux-ci aux gluaux et avec différentes sortes de filets, entr’autres celui d’alouettes ; mais il faut que les mailles soient plus petites, et proportionnées à la grosseur de l’oiseau [...] On peut acceder au document original (entier, téléchargeable en PDF)
en cliquant sur l'un des liens suivant :
Gai comme un pinsonLe pinson des arbres
Les locutions, métaphores ou comparaisons faisant référence aux animaux sont innombrables.
Pour les oiseaux, en voici quelques unes
parmi les plus connues :
Bavard ou voleur comme une pie
Crier comme un geai borgne
Tête de linotte
Sec comme un coucou
Avoir un apétit de moineau
Noir comme un corbeau
S'aimer comme deux tourtereaux
Bête comme une oie
Etre comme une oie blanche
Fier comme un paon
Faire le pied de grue
Faire la dinde
etc. ... ; et
Gai comme un pinson
D'après Littré :
"Si l'on met un jeune pinson pris au nid sous la leçon d'un serin, d'un rossignol, etc. il se rendra propre le chant de ses maîtres ; on en a vu plus d'un exemple, BUFF. Ois. t. VII, p. 163."
D'après le Dictionnaire Historique de la Langue Française (Le Robert - 2 Vol. - A. Rey)
son nom évoquerait son cri (pinc- pincio) et on retrouve ce trait dans la plupart des langues européennes (sauf pour l'italien, fringuello).
![]() En ce moment, le mâle ci-dessus chante toute la journée
sur la branche morte d'un chêne, dans le jardin.
Il revendique ainsi le territoire où se trouve son nid tout proche.
Il émet un chant toutes les 5 à 6 secondes environ et ce, pendant plusieurs heures par jour, c'est à dire des milliers de fois durant la période de nidification.
En Belgique, Hollande, Angleterre et dans les Flandres françaises, les concours de chants de pinsons sont encore très populaires.
Les "mimologismes" sont de petites formules pédagogiques ou mnémotechniques qui sont supposées imiter le chant de certains oiseaux familliers dans beaucoup de traditions populaires.
En voici deux que j'ai recueillis en Vendée :
"Ce p'tit bonhomme s'appelle Cyprien"
et
"Tout p'tit bonhomme qui va à la messe prie dieu"
Si vous voulez vous exercer, écoutez en début de matinée et fin d'après midi surtout.
Vous pouvez aussi en toute saison l'écouter sur CD ou DVD
ou encore cliquer sur ce lien :
Les documents abordant ce genre de litérature orale ne sont pas si nombreux.
Il en existe cependant un remarquable, dans le domaine occitan
(Auvergne, Quercy, Rouergue) qui aborde également des éléments de contes, mythes et croyances :
"Paroles d'Oiseaux"
Didier Huguet et Jean Claude Rocher
(Savoirs et imaginaires du Massif Central)
Institut d'Etudes Occitanes
32, cité Clairvivre
15000 Aurillac
-1992-
On en trouve aussi dans :
"Le Bestiaire Poitevin"
Edition Geste Paysanne
- 1984 -
Chap. Les animaux parlent - pp 341 à 344
Si vous connaissez d'autres mimologismes, des sites et ouvrages qui en parlent .... Merci d'avance. 6月3日 Tresser un hochet en joncLes hochets
Dans un premier temps, on a utilisé du « tout fait », par exemple des fruits séchés dont les graines percutent les parois internes : cucurbitacée (Cucurbita lagenaria), gousse du flamboyant (Delonix regia, comme à Madagascar), …
Puis on a transformé et assemblé des éléments naturels : carapace de tortue, œuf, tressage de jonc ou de paille. Munis ou non d’un manche ou enfilé sur une ficelle; on a introduit dans la cavité des graines, billes de terre cuite, coquillages …
Hochet Amérindien du Québec, carapace de tortue (collection perso.)
Et enfin, il existe des hochets entièrement manufacturés, comme les sistres dont jouaient déjà les prêtresses des temples pour accompagner des danses sacrées dans l’ Egypte ancienne, où ils prenaient alors souvent la forme du « ankh », capteur d’énergie vitale. Sorcellerie, rituels du chamanisme, instruments accompagnant les danses de guerre, les rites magiques, saisonniers, mortuaires, de guérisons, d’exorcismes, …
Notre vision occidentale du hochet se réduit le plus souvent désormais à deux acceptions :
- Instrument de musique, encore que, pour ce dernier domaine, le mot « hochet » tende à être supplanté par « maracas », apport des musiques afro-cubaines et du Jazz dans la première moitié du XX° siècle.
- Jouet des nourrissons qui, si on y a placé 7 petits cailloux, aura pourtant pu servir à éloigner les mauvais esprits, les maladies du berceau. Le tressage utilisé pour fabriquer les hochets de jonc, utilise la même technique (dite de la « vannerie à nappe») que dans certains éléments des « bouquets de moissons* » (ou « corn dollies », en anglais), réalisés en paille. Voir http://www.corndollies.co.uk/ à ce sujet.
Fabrication :
Si on peut apprendre le code de la route sur un livre, en revanche, pour la conduite, il faut encore un moniteur pour vous aider. C'est un peu le problème ici, l'explication écrite de la procédure serait réellement inbuvable et probablement improductive.
Je peux vous apprendre, mais par la "transmission orale"...
Voici quand même les principales étapes en images :
Le principe du tressage
Le manche : Il faut cinq joncs (minimum) de même grosseur et de même longueur que l'on attache par un "noeud de pendu" avec un sixiéme.
Une fois cela fait, on commence le tressage proprement dit. Le début est difficile, ça ressemble un peu (un peu seulement) au principe du scoubidou.
Un petit carré se forme. Il augmente de l'épaisseur d'un jonc à chaque fois.
L'objet terminé. N'oubliez pas, avant de refermer, d'ajouter les 7 petits cailloux magiques.
Bon courage quand même ! *On pourra à ce propos consulter le bel ouvrage de Bernard Coussée - « Bouquets de Moisson » - collections Enquêtes – Lille, 1990.
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