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日志


5月31日

Oh temps ...

 

L’aéroplane est vieux

L’automobile est vieille

Seul le vrombissement

d’une abeille est jeune

 

René-Guy Cadou

Hélène ou le règne végétal

Edit. Seghers -1952

5月26日

Se fabriquer un hautbois d'écorce

Toute la semaine j'encadre un stage pour des étudiants (CFMI) et, parmi d'autres choses, voici ce que nous faisons.

 

TUNTARDE (hautbois d’écorce)

 

Objet connu en Poitou-Charentes et Vendée sous divers noms : Tuntarde, tuntane, tontarde, touroute, pompane, pomparde, bombarde, pibole,  etc , …

On connaît des objets similaires dans d’autres régions de France et dans d’autres parties du monde : Amazonie, Europe Centrale, Nouvelle Guinée, Afrique équatoriale, …

Comme la plupart des instruments de musique, qui ont souvent été des instruments rituels, notre tuntarde a vraisemblablement été utilisée dans des rites qui sont maintenant oubliés.

Dans notre région, on utilise traditionnellement l’écorce  de frêne, châtaignier, saule, ...

 

Pour fabriquer le corps du hautbois :

On ne peut y parvenir qu’au printemps (Mai, Juin, Juillet) quand la sève est « bien montée ».

Le choix doit se porter sur une branche droite, sans rameau, de 4 à 5 cm de diam., voire de la grosseur d’un poignet.

On incise un sujet vivant  jusqu’à l’aubier en « rampe hélicoïdale » (en hélice) puis on décolle l’écorce en passant la lame d’un couteau entre le liber et l’aubier. C’est une opération assez délicate qui nécessite de la patience, de la minutie et  un « tour de main » particulier.

 

 

On obtient une bande de 5 à 10 cm de large et d’ 1 à 2 m de long que l’on enroule en cornet, en commençant par le petit bout.

On aura soin de ménager un trou de 1 à 2 cm de diamètre, qui recevra plus tard l’anche double.

Quand on a complètement enroulé l’écorce, on arrête le travail en enfonçant de 2 à 4 belles « épines noires » (prunellier) de part en part  du corps du hautbois.

Le haut bois peut atteindre 6O à 80 cm de long, voire un à deux mètres dans d’autres régions du monde.

 

  

Une touroute en frêne  que j'ai fabriquée cette semaine

 

Pour fabriquer l’anche double :

Elle est généralement confectionnée avec la même essence que le corps du hautbois.

On choisit un bout de branche sans nœuds de 5 à 10 cm de long et  d’un diamètre correspondant à celui du trou que l’on a prévu à cet effet dans l’opération précédente (petit bout du corps du hautbois).

Pour dégager un tube d’écorce, procéder comme pour la fabrication du « subièt » (sifflet).

Saisir le couteau par la lame, se servir du manche comme heurtoir  et de sa cuisse comme enclume pour tapoter méthodiquement le sifflet sur toute sa surface. Tourner le morceau de bois en même temps que l’on frappe pour ne pas insister trop longtemps au même endroit. Si on frappe trop fort, l’écorce peut éclater, si au contraire on ne frappe pas assez, elle risque de ne pas se décoller.

 

 

 

On aura soin avant, d’amincir l’écorce jusqu’au liber - qui est la partie plus ligneuse (fibreuse) de l’écorce-, le bout du tube que l’on mettra en bouche pour une meilleure souplesse.

 

 

 

On place ensuite le petit tube dans son logement. Il doit entrer légèrement en force.

Aplatir le bout de l’anche entre le pouce et l’index, … sans l’écraser bien entendu !

On place l’anche dans sa bouche, sans la pincer avec les lèvres, et sans qu’elle ne soit en contact avec l’intérieur de la cavité buccale.

On souffle fort, ça fonctionne, c’est très puissant !

  

Quelques ouvrages français faisant allusion à cet instrument :

- "47 Jouets Traditionnels à fabriquer dans la nature", J.J. Chevrier, Geste Editions,1998, chap. 19.

- "Drigall et Ramasse Bourié",  K7 vidéo, Geste Edition/Fifo, 1992.

-  "Voyage au pays des sons », K7 vidéo, CNDP/FIFO/Geste Ed., 1998.

-  "Le Frêne, arbre des centenaires, Bernard Bertrand, Coll. Le compagnon végétal, 1997, pp 99, 100.

-  "Jeux et jouets en cerizéen", Jouets traditionnels, Edit. ARCUP, 1995, pp 28, 29.

-  "Jeux et jouets buissonniers", Ecomusée pays de Montfort, Rennes, 1984, pp 42, 43.

-  "Sons et musiques, leurs origines",, Bibliothèque des Origines, Flammarion, 1991, pp 120 à 127.

-   "Origine des instruments de musique", André SCHAEFFNER – Introduction ethnologique à l’histoire de la musique instrumentale - Mouton éditeur – Paris 1968 -  Pl. XXIX.

-    "La musique verte", Christine Armengaud, éd. Christine Bonneton, 1994, pp 64, 65.

 

Copyright © le bruicoleur

5月20日

Chienlit ?

Bidouillage photo : le Bruicoleur

Cardère et "Tac-Tac"

Se fabriquer un « Tac-tac »
Cet objet figure parmi les plus connus de ce que l’on appelle désormais « LA musique verte ». Ce « néo-concept » est en réalité, le titre d’un ouvrage de Christine Armengaud (éditons Christine Bonneton - 1979). Ce livre a eu le mérite de relancer l’intérêt pour ce type de savoirs naturalistes et sur des pratiques musicales peu « académiques ».
Le « tac-tac » avait déjà été réintroduit dans le circuit  des pratiques populaires par des prédécesseurs  comme les Editions Larousse par exemple qui, dès 1956, proposaient déjà une intéressante liste de jeux et jouets à base d’éléments naturels dans  «  Jeux et Loisirs de la Jeunesse » (voir dessins pp. 166 -167).
On ne peut pas ne pas citer, concernant l’ethnobotanique :
- L’important ouvrage  d’Eugène Rolland « Flore populaire ».
Rolland Eugène, 1896-1914. Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore. Paris, Rolland. 11 tomes. Reprint Paris, Maisonneuve et Larose, 1967, 11 tomes en 6 vol.
- Ou encore cette autre référence, Paul Sébillot « Folklore de la France », Tome VI,  consacré à la flore (éd. Imago, 1984).
- Plus anecdotique, voir aussi mon billet du 12 Mai à ce propos.
On fabrique cet objet à partir d’une plante connue sous divers noms :
Cardère - Cabaret des oiseaux - Peigne de la vierge - Peignerole, etc... et,  en latin : dipsacus fullonum.
 


 
Elle a été utilisée pour carder (peigner) la laine. Son nom de « cabaret des oiseaux » vient de ce qu’il n’est pas rare de voir des oiseaux (chardonnerets surtout) aller déguster les graines au sommet de la plante puis ils descendent se désaltérer dans le petit abreuvoir qui se forme, après la pluie, au creux des feuilles opposées réunies par la base, le long de la tige.
 
Pratiquement :
Elle abonde en été sur les talus de certains fossés, au bord des routes. C’est  là qu’on peut la collecter (se munir éventuellement de gants, ça pique un peu).
Il faut attendre l’automne ou prendre celles qui auront résisté à l’hiver précédent.

Elle pousse sous forme de fourches à trois dents successives.
- Couper l’une des fourches, plutôt vers le haut de la plante, longueur totale 15 à 20 cm.

- Racler avec une lame de couteau pour que ça ne pique plus.
- Couper la dent du milieu de la fourche  un peu plus courte (1 à 2 cm) que les autres.

 
- Couper un autre morceau de la plante qui sera plus long que la distance maximum entre les deux dents de la fourche. On la perce au milieu d’un  petit trou (1 à 2 mm environ). 

- Se procurer une forte épine noire (prunellier).
- Enfin, assembler les 2 éléments grâce à cette épine, comme sur l’image.
- Faire rouler la partie manche entre les paumes, ça y est …Tac-tac !
 
P.S. : Pour que le battant fonctionne librement, il faut que le trou dans la partie horizontale (battant), soit un peu plus grand que le diamètre de l’épine.
 


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5月18日

Retour de Bâton et à Bâtons rompus

BÂTONS

 

Parmi les premiers outils de l’homme, il y a eu le bâton à fouir. Puis il y a eu ses avatars, cannes, bourdons, houlettes, épieux, baguettes, béquilles, crosses, etc., …. qui sont (ou ont été) très présents dans toutes les sociétés.

Ils tendent à disparaître en tant qu’objets utilitaires dans la cité moderne, sauf sous la forme « matraque », largement utilisée pour le « maintien de l’ordre ». Le bâton se refait aussi une santé grâce aux randonneurs du dimanche. Il a aussi de beaux jours devant lui, sous forme de cannes et autres béquilles pour les personnes temporairement ou durablement handicapées.

Le bâton, objet de rituels nombreux, a encore une forte puissance symbolique dans l’inconscient collectif, comme emblème de pouvoir et de virilité notamment.

On peut constater une présence plus qu’honnête dans le vocabulaire et les locutions françaises le concernant comme, bien sûr, dans d’autres langues.

 

Quelques exemples :

-         Aiguillon

o       Du bouvier

 

 

Mon grand père parternel avec ses boeufs,

son aiguillon en main, vers la fin des années 1950.

Un bon bouvier ne touchait jamais ses boeufs avec son aiguillon.

 

 -         Badine

o       On ne plaisante pas avec

 

-         Baguette

o       De chef d’orchestre (mener à la baguette)

o       De magicien

o       De sourcier, de sorcier

 

 -         Bâton

o       A feu (fusil)

o       Bâton de pèlerin, aussi appelé « bourdon », par exemple pour les pèlerins de Saint Jaques. Aujourd’hui encore, prendre son bâton de pèlerin, c’est aller démarcher, comme autrefois pour quémander, quêter.

o       De berger et sa forme plus élaborée, la « houlette ».

o   Bâton de maréchal, de commandement, symbole de l’accession à un grade supérieur à une compétence.

o       De gendarme

o       De plaisir (Joy Stick)

o       De tambour major et de majorette.

o       De vieillesse

o       Des trois coups du théâtre, appelé « le Brigadier ».

o       La carotte et le bâton

o       Parler à bâtons rompus

o       Payer à coups de bâtons

o       Retour de bâton

o       Une des couleurs de certains jeux de cartes (avec « coupe », « épée » et « denier »)

o     De relais (course à pied), de parole (chez les  peuples natifs d'Amérique)

 

 

Ce bâton dont on voit ici le pommeau,

a été sculpté par mon grand-père maternel,

à Arboucave (Landes) en 1940,

alors qu'il était simple soldat (cuisinier).

Il y a représenté tout ce qui avait alors de l'importance

pour lui : des plantes et des animaux.

 

 

-         Bourdon

o       De pèlerin

 

-         Canne

o       De compagnon, de gavot (un des accessoires emblématiques des membres des sociétés compagnonniques)

o       D’aveugle

o       De maître à danser

o       De courtisan

o       De boxe (accessoire d’un type de « boxe française »)

 

-         Cravache

o       Mener à la

 

-         Crosse

o       De l’évêque (métaphore du pasteur qui ramène les brebis égarées)

o       Chercher des crosses à quelqu’un

o       Du joueur de hockey. Il existe un peu partout dans le monde des jeux « primitifs » utilisant des crosses plus ou moins rustiques. Par ex. encore actuellement en Europe dans le Val d’Aoste.

 

-         Gourdin

o     Gourdin du matin, pipi sans les mains

 

-         Houlette

o       Etre sous la houlette de quelqu’un

  

-         Sceptre

o       Sceptre royal. Déjà dans l’Egypte ancienne, le sceptre royal avait la forme d’une houlette.

 

-         Trique

o       Avoir la trique : être en érection

o       Mener à la trique

o       Payer à coup de trique

 

-    Verge

o     La "verge pelée" (le sexe masculin dans le Roman de Renart XII° siècle)

 

-    Vergue

o     La grand-vergue

 

Copyright © le bruicoleur

5月17日

Piano, pianistes - Aphorismes, suite et fin ... peut-être

Les pianistes, comme la majorité des instrumentistes, sont en principe condamnés au silence verbal quand ils jouent, de cette façon ils peuvent l’ouvrir en toute impunité.

Les pianistes partagent le privilège de pouvoir chanter en jouant avec quelques autres instrumentistes dont les guitaristes, mais il n’y a pas pléthore quand même.

Le guitariste chanteur peut faire face au public mais pour le pianiste chanteur, il y a un vrai problème. Soit il joue de face et on ne le voit pas du tout (surtout si c’est un piano droit), soit il joue de dos mais ce n’est pas très poli, vous en conviendrez.

Alors on opte généralement pour une position intermédiaire, « trois quart face » qui n’est pas totalement satisfaisante non plus, tant du point de vue de l’ergonomie que sur le plan de  la visibilité.

Copyright le bruicoleur

5月16日

Se fabriquer un RHOMBE

Se fabriquer un rhombe très simple, très vite, qui siffle:
 
"rhombe-oiseau"
 

Du point de vue du principe musical, il est apparenté aux "rhombes" parce qu'on le fait tourner au bout d'une ficelle. Et même, quant à l'étymologie , le mot "rhombe" vient  du latin rhombus "losange" qui procède lui même du grec rhombos .
 
  
 
Il désignait d'abord un instrument (objet magique) de bois, métal, os, pierre, etc., attaché à une corde  et que l'on faisait tournoyer d'un mouvement rapide.
La dernière utilisation connue (sauf comme jeux d'enfant) :
Aux début du xx° siècle, des bergères des Pyrénées s'en servaient encore pour -espéraient elles- effrayer les loups.

Procéder comme suit :
Se munir d'une boite de pellicule photo (vite, ca devient rare) ou un autre tube plastique (aspirine par ex.).
- Enlever le capuchon
- Avec une paire de ciseaux, pratiquer une fente de haut en bas d'environ deux millimètres de large. 
- Faire un petit trou dans le fond
- Passer le bout d'une petite ficelle ou d'un fil solide
d'1 m de long environ par le petit trou
- Faire un gros nœud à l'intérieur de la boite pour que la ficelle ne ressorte pas.
- Remettre le capuchon avec un point de colle pour qu'il ne parte pas en vol.

Pour s'en servir :
- Imprimer avec la main, une rotation de la boite sur son axe. 

- Grâce à la ficelle, faire tourner l'objet (lui même en rotation) au dessus de sa tête.
C'est le croisement des deux plans du fait siffler l'engin
 

 

© Le Bruicoleur

 

Piano, pianistes - Aphorismes, suite et toujours de mon cru.

Une chanteuse lyrique s’appuie souvent du bout des doigts de la main droite sur le flanc du piano, sur l’air de « fais gaffe à bien me suivre ».

Elles doivent être un peu inconscientes, imaginez que le couvercle de la boite se referme tout seul !

Un crooner lui, peut poser franchement le coude sur le piano sur l’air de « cool man, c’est moi le chef».

Il y a des pianistes qui chantent en même temps qu’ils jouent, à moins que ce ne soit le contraire.

Est-ce que le pianiste chanteur veut montrer qu’il arrive à tout faire en même temps ou bien s’il ne veut pas laisser le soin à quelqu’un de l’accompagner par manque de confiance. Ou même, est-ce qu’il ne s’agirait pas tout simplement de faire de petites économies.

Il y a aussi que certains chanteurs ne savent pas quoi faire de leurs mains, ça leur donne alors une contenance.

 

© Le Bruicoleur

5月15日

Aphorismes piano & pianistes. Suite encore, le tout de mon cru

Si certains pianistes (men only) se permettent fumer ou boire en jouant du piano, les femmes en revanche n’y songent même pas ordinairement.

Ce sont quasi exclusivement des hommes qui jouent dans les pianos bar.

Il n’y a que des piano-bar, pas de trombone-bar, de grosse-caisse-bar et, bien entendu aucun grandes-orgues-bar.

Quand d’autres instruments jouent dans un piano-bar ça s’appelle quand même un piano-bar, c’est de l’abus de pouvoir ou de la publicité mensongère.

On ne voit personne jouant du piano-forte ou du clavecin, fumer ou boire en jouant.

Une très grosse majorité d'instrumentistes n'a rien pour poser ses affaires, ...  tenez, prenez les violonistes par exemple. Il en est d’ailleurs ainsi pour  la flûte et tous les instruments à vent en général ….

On a du mal à se représenter un pianiste fumant la pipe et une pianiste encore bien moins.

Les pianistes doivent fumer des cigarettes toutes faites (ou des cigares) parce que le temps de les rouler, ça poserait un problème supplémentaire.

© Le Bruicoleur. Droits de reproduction protégés

5月13日

Bon Cygnes - Ready mades naturels

Une amie a récolté ceci dans son jardin l'été dernier.

 Le confinement des volailles, pour cause de grippe aviaire,

 n'est plus de rigueur.

C'est bon cygne !

 

5月12日

Végétaux, jeux, jouets, ...

Il y a longtemps que l'on s'intéresse aux jeux, jouets et instruments de musique

 à base d'éléments végétaux.

 

 Cet opuscule rédigé par Louis Morin,

 a été éditté à Troyes en 1909.

5月11日

Savant ou Bricoleur

"[...] L'art s'insère à mi chemin entre la connaissance scientifique et la pensée mythique ou magique : car tout le monde sait que l'artiste tient à la fois du savant et du bricoleur :
avec des moyens artisanaux, il confectionne un objet matériel
qui est en même temps objet de connaissance."

LA PENSÉE SAUVAGE ; Claude Levi-Strauss ;  éd. Agora - Plon ; 1962 ; reimpr. 1985. Chap. I - LA SCIENCE DU CONCRET - p 36.
5月10日

Comment construire "facilement" et presque gratuitement des instruments de musique

L’inimitable et irremplaçable  revue des Bricoleurs,

LE SYSTEME « D »,  a publié des articles

pour construire soi-même des instruments de musique.

En voici une liste non exhaustive :

 

-         N° 94 - Oct. 1953 – « La construction d’une guitare balalaïka » - pp 620, 621.

-         N° 100 - Avr.1954   – « Un petit harmonium pour enfant » - pp 242, 243.

-         N° 143 - Nov. 1957 – « Comment construire une guitare » - pp 357 à 361 et 374.

-         N° 154 - Oct. 1958 – «Piano miniature » - pp 353 à 355.

-         N° 156 - Déc. 1958 – « La construction d’une véritable contrebasse » - pp 538 à 541 et 548.

-         N° 157 - Jan. 1959 – « Construction d’une mandoline » - pp 67 à 69.

-         N° 167 - Nov. 1959 – « Construction d’une guitare électrique » - pp 422 à 425.

-         N° 178 -  Oct. 1960 – « Une bombarde bretonne (instrument de musique à vent en bois) est facile à fabriquer » - pp 361, 362.

 

Si vous en connaissez d'autres, ....

Merci d'avance.

5月9日

Badpipe - in the pocket

Voici la cornemuse que vous entendez sur mon blog :

5月7日

Aphorismes Pianos & Pianiste. Suite, toujours de mon cru

Sans l’invention de l’arc le piano n’existerait pas.

En effet, le piano n’est finalement qu’une grande boite à l’intérieur de laquelle on a caché plein d’arcs, rangés bien serrés, comme des sardines, sur lesquels on frappe sélectivement par le truchement d’un clavier. Mais on oublie trop souvent de nous dire ce genre de choses.

Il y a des flûtes picolo, Il a existé des violons de poche appelés justement « pochette » mais, à notre connaissance il n’existe pas de piano de poche.

Il y a bien le piano du pauvre ou « piano à bretelle » ou encore le piano de pouces aussi appelé « sanza » mais, comme chacun le sait, il ne s’agit là pas vraiment de pianos.

Ceux qui se la pètent un peu ou qui n’ont pas appris l’anglais (l’un n’empêchant pas l’autre) disent « toy piano » au lieu de « piano jouet ».

Un vrai piano, même un pîano droit, c’est quand même grand, c’est carrément un meuble.

C’est même franchement un immeuble dans l’inconscient de beaucoup de gens, tant il est vrai qu’il est souvent extrêmement difficile de faire déplacer un piano.

Comme il n’y a pas d’ensembles de pianos, du coup les tutti de piano ça n’existe pas, ou pratiquement pas. Heureusement, il faudrait des salles de concert très vastes …. Certes ce serait coûteux, pourtant ce serait marrant, non ?

Notons que rares sont les instruments qui, comme le piano, permettent d’y poser quelque chose.

A la réflexion, il y a aussi les grandes orgues, mais on ne sait pas ce que font les organistes là-haut exactement.

A ce propos, est-ce que l’on pourrait en déduire alors que si les organistes se cachent, les pianistes seraient un peu extravertis, eux ? Admettons que cette conclusion serait un peu rapide !

Certains pianistes posent un verre de gin ou de whisky sur le coin droit du piano. Il y en a même qui sont prévoyants et qui y mettent franchement la bouteille …

Mais sont-ce bien de vrais pianistes alors, peut-être l’ont ils été, à une époque. Quel drame ont-ils vécu…. Sentimental probablement !

Un demi de bière ça fait vraiment trivial sur un piano, une cannette de boisson gazeuse aussi.

En revanche, un verre d’eau minérale délicatement placé sur un joli petit napperon brodé, ça peut faire très chic. Mais pas en concert, ni dans un auditorium de toutes façons !

Il n’est pas rare de voir posé sur un piano, un vase avec des fleurs, un cadre, une petite lampe avec un joli abat-jour en vessie de porc, une danseuse de flamenco ramenée d’un voyage en Espagne, ... un sandwich jambon-beurre, …

Pour pouvoir consommer tranquillement son sandwich, il est évident que le pianiste doit absolument s’arrêter de jouer….ou alors juste une bouchée comme ça, à la volée.

Précision importante : Il faut absolument du jambon écouenné sinon on peut perdre un temps extrêmement précieux entre deux accords et faire des saloperies partout si la bouchée et le gros du sandwich restent obstinément reliés par un morceau de couenne rétif.

Ce qui est embêtant parfois aussi, c’est que si le pianiste fait une pause pour se restaurer un peu, il y a toujours quelqu’un qui vient le féliciter ou lui demander de jouer son air préféré, alors ce n’est pas bien facile de manger tranquillement.

Certains pianistes fument en jouant, alors ils sont obligés de pencher la tête sur le côté pour que la fumée ne leur pique pas trop les yeux.

Si le morceau est long, la cendre pend au bout de la cigarette et il arrive qu’elle tombe sur le clavier. Là c’est vraiment trop !

On peut se demander comment fait le pianiste pour éjecter le mégot qui lui brûle les lèvres quand les deux mains sont occupées, ce qui est quand même le cas en général.

Le morceaux pour une main ne sont pas les plus répandus, ceux pour un doigt sont encore plus rares et ce quel que soit le doigt.

Il y a des morceaux à quatre mains. On pourrait composer des morceaux à trois mains alors, de cette façon, il y en aurait toujours une de libre pour mouiller le doigt, tourner les pages ou faire ce que bon lui semble.

En l’absence quasi totale de telles créations, il faut donc très bien choisir son morceau et être parfaitement synchronisé avec les moments où il y a une main de libre . Ou alors il faut se résigner à sauter un bout de l’accompagnement ou de la mélodie.

© Le Bruicoleur

5月6日

Pensée du matin

© Le Bruicoleur

5月2日

Une minuscule perruche avec le coeur d'une vesce des buissons (vicia sepium)

C'est une petite fille de 8-9 ans, du nord de la Vendée, 

qui m'a montré comment faire cette petite merveille.

Combien de générations d'enfants se sont transmis ce savoir.

Il faut une connaissance très intime de la nature

et de cette plante en particulier

pour arriver à cet étonnant résultat.

 On remarquera les fourmis toujours associées à cette fleur.
 
 

 
 Le résultat