| Bruicoleur Domi...'s profileBRUICOLEURPhotosBlogLists | Help |
|
January 31 Ame, anima, animal"seuls les êtres de raison ont droit à la justice et à la bienveillance ;
or les animaux sont dépourvus de raison ; il n’y a donc envers eux ni justice ni injustice.
Cet argument, énoncé pour la première fois par les stoïciens,
pose que les devoirs de justice sont circonscrits à la seule humanité."
A lire, un intéressant article de Florence Burgat
dans le Monde Diplomatique de Février.
"Le projet grand singe"
ou, pour un aperçu du contenu, sur le site :
***
Et s'il y avait des hommes qui n'étaient pas "doués de raison"
ou qui n'auraient pas la "dose minimum",
alors quelle justice pour eux ?
January 27 Instruments du diable
Dessin (1824) de Louis-Léopold Boilly (1761 – 1845) On raconte que Tartini vit en songe le diable qui lui offrit ses services et qui, d'après son ordre, exécuta devant lui une sonate sur le violon. Ravi de ce qu'il avait entendu il essaya de se le rappeler à son réveil, et composa cette singulière sonate que l'on connaît encore aujourd'hui sous le nom de la Sonate du Diable
Giuseppe Tartini (1692-1770) violoniste italien virtuose, fondateur d'une école de violon, compositeur entre autre de la célèbre sonate « Trille du diable » (1824).
January 24 Il neige
C'est tout simple, il neige !
Nous sommes en Janvier. rien d' a-normal pour l'instant. C'est même parfait. ... Sauf pour ceux qui dorment dans la rue et pour les adeptes du flux tendu. ... C'est con de s'engager sur une autoroute avec son camion alors qu'on se doute quand même un petit peu qu'on va être bloqué.
On était pourtant prevenus, encore une fois.
January 14 Economie, science exacte"[...] Il existerait une nature économique vraie,
prouvée par la science,
aussi indépendante de la volonté des hommes que la course des étoiles"
Jean Claude Liaudet, Le Complexe d'Ubu ou la Névrose libérale, Paris, Arthème Fayard., 2004.
In La force de conviction (à quoi pouvons nous croire), édit. Point, 2004, p 170.
Ci-dessous la 4 ème de couverture de l'ouvrage de J-C Guillebaud January 13 Lacs d'amour, toujoursLES CENT NOUVELLES (milieu du XV ème siècle) LA LXXVI eme NOUVELLE.
Par Philipe de LOAN. (Source BNF) Le Laqs d’amour
L'on m'a pluseurs foiz dit et compté par gens dignes de foy ung bien gracieux cas dont je fourniray une petite nouvelle, sans y descroistre ne adjouster aultre chose que servant au propos. Entre les aultres chevaliers de Bourgoigne ung en y avoit naguères, lequel, contre la coustume et usage du pais, tenoit à pain et à pot une donzelle belle et gente, en son chasteau que point ne veil nommer. Son chapellain, qui estoit jeune et frez, voyant ceste belle fille, n'estoit pas si constant que ne fust par elle souvent tenté, et en devint trop bien amoureux. Et quand il vit mieulx son point , compta sa rastelée à madamoiselle, qui estoit plus fine que moustarde ; car la mercy Dieu elle avoit rendy et couru pais tant que du monde ne savoit que trop. Elle pensoit bien en soy mesmes que si elle accordoit au prestre sa requeste, son maistre, qui veoit cler, quelque moien qu'elle trouvast, s'en donneroit bien garde. et ainsi perdrolt le plus pour le mains. Si delibera de descouvrir l'embusche à son maistre, qui n'en fist que rire, car assez s'en doubtoit, attendu les regards, devises et esbatemens qu'il avoit veu entre eulx deux; ordonna neantmains à sa gouge qu'elle entretenist le prestre, voire sans faire la courtoisie, et si fist elle si bien que nostre sire en avoit tout au long du braz. Et nostre bon chevalier souvent luy disoit : « Par dieu ! par dieu ! nostre sire, vous estes trop privé de ma chambrière ; je ne sçay qu'il y a entre vous deux , mais si je savoye que vous y ponrchassissiez rien à mon desavantage, nostre Dame ! je vous punyroie bien. ‑ En verité , monseigneur, respondit maistre domine, je n'y calenge ne demande rien; je me devise à elle, et passe temps, comme les aultres de ceans ; jour de ma vie ne luy requis d'amours ne d'aultre chose. ‑ Pour tant le vous dy je, dist le seigneur; si aultrement en estoit, je n'en seroie pas content. » Si nostre domine avoit bien poursuy au paravant de ces parolles, plus aigrement et à toute force continua sa poursuite, car où qu'il rencontrast la gouge, de tant près la tenon que contraincte estoit, voulsist ou non, donner l'oreille à sa doulce requeste; et elle duicte et faicte à l'esperon et à la lance, endormoit nostre prestre et l'assommoit, et en son amour tant fort le boatoit qu'il eust pour elle ung Ogier combatu. Si tost que de luy s'estoit sauvée, tout le plaidoyé d'entre eulx deux estoit au maistre par elle racompté, qui grand plaisir en avoit. Et pour faire la farse au vif, et bien tromper son chapellain , il commenda à sa gouge qu'elle luy assignast journée d'estre en la ruelle du lit où ilz couchoient, et luy dist : « Si tost que monseigneur sera endormy, je feray tout ce que vous vouldrez; rendez vous donc en la ruelle tout doulcement.» Et fault, dit il, que tu le laisses faire, et moy aussi : je suis seur que quand il cuidera que je dorme, qu'il ne demourra guères à t'enferrer, et j'aray appresté à l'environ de ton devant le las jolis où il sera attrappé. » La gouge en fut contente, et fist son rapport à nostre sire, qui jour de sa vie ne fut plus joieux, et sans penser ne ymaginer peril ne danger oh il se boutoit, comme en la chambre de son maistre, ou lit et à la gouge de son maistre, toute raison estoit de luy à cest cop arrière mise; seullement luy chailloit d'accomplir sa folle volunté, combien que naturelle et de pluseurs accoustumée. Pour faire fin à long procès, maistre prestre vint à l'heure assignée bien doulcement en la ruelle, Dieu le scet; et sa maistresse luy dist tout bas : « Ne sonnez mot; quand monseigneur dormira, je vous toucheray de la main et venez emprès moy.‑ En la bonne heure », ce dit il. Le bon chevalier, qui à ceste heure ne dormoit mie, se tenoit à grand peine de rire ; toutesfoiz, pour faire la farse, il s'en garda, et, comme il avoir proposé et dit, il tendit son filé ou son las, lequel qu'on veult, tout à l'endroit de la partie où maistre prestre avoit plus grand desir de hurter. Or est tout prest, et nostre sire appellé, et au plus doulcement qu'il peut entre dedans le lit, et sans guères barguigner il monte dessus le tas pour veoir plus loing. Si tost qu'il fut logé, bon chevalier tire bien fort son las, et dit tout hault : « Ha ! ribauld prestre, estes vous tel ? » Et bon prestre de soy retirer. Mais il n'ala guères loing, car l'instrument qu'il vouloit accorder au bedon de la gouge estoit si bien du las encepé, qu'il n'avoit garde de deslonger, dont si très esbahy se trouva qu'il ne savoit sa contenance ne que advenu il luy estoit. Et de plus fort en plus fort tiroit son maistre le las, qui grand douleur luy eust esté, si paour et esbahissement ne luy eussent tollu tout sentement. A chef de pièce il revint à luy, et sentit très bien ces douleurs, et bien piteusement pria mercy à son maistre, qui tant grand faim avoit de rire que à peine il savoit parler. Si luy dist il neantmains après qu'il eust très bien aval la chambre parbondy : « Allez vous en , nostre sire, et ne vous advienne plus; ceste foiz vous sera pardonnée, mais la seconde seroit irremissible. ‑ Hélas! monseigneur, ce respond il, jamais ne m'aviendra ; elle fut cause de ce que j'ay fait. » A ce coup, il s'en alla, et monseigneur se recoucha, qui espoir acheva ce que l'autre encommença. Niais sachez bien qu'oncques puis ne s'i trouva le prestre au sceu du maistre. Bien peut estre qu'en recompense de ses maulx la gouge en eut depuis pitié, et, pour sa conscience acquitter, luy presta son bedon, et tellement s' accordèrent que le maistre en valut pis tant en biens comme en honneurs. Et du surplus je me tais tant et à tant. January 12 Lacs d'amour (suite)A suivre ... Ci dessous "tableau" franc maçon (1750) où l'on peut voir la "corde" avec des lacs d'amour. Source : http://www.franc-maconnerie.org/web-pages/travaux-fm/le-musee-fm.htm January 10 Lacs d'amourJanuary 07 Assommoir et autres piègesAndré, voisin de ma soeur,
un homme de l'ancien temps,
disposait ce genre d'assommoir à mulot dans son jardin.
Il tenait la recette de son grand père.
autant que faire se peut
Chausse-trappe Collet Embuscade Filet Grippe coquin Guet-apens Lacet Lacs d'amour Mine Miroir aux alouettes Nasse Panneau Piège Rets Trappe Traquenard Trébuchet
Détail du "Paysage d'hiver avec patineurs" - P. Bruegel January 05 violettes et amourettesIl était d'usage, dans les provinces de l'ouest de la France,
que les jeunes gens et les pauvres parcourent les campagnes,
entre Noël et le premier Janvier,
en chantant des chansons de quête.
Voici un couplet de l'une d'elle provenant de Vendée.
"Le mois d'janvier venu, couvert de violettes
Toutes les jeunes filles sont remplies d'amourettes
Ainsi que les garçons charmants de leur beauté,
A l'arrivée d'ce joli mois d'janvier"
January 02 Vivre libreJanuary 01 Arc en ciel |
|
|